Des informations de presse font état d'une volonté de la multinationale de vendre ses activités en Centrafrique, en raison de la crise des carburants et du climat des affaires. Le groupe français ne confirme pas ces informations. Mais, dernier importateur de produits pétroliers en Centrafrique, il s'interroge sur ses priorités.
Plus de la moitié des stations Total de Centrafrique sont aujourd'hui à l'arrêt, faute de carburants. Seules celles de Bangui fonctionnent, et encore, à tour de rôle, selon les stocks disponibles, ce qui génère d'interminables queues d'automobilistes, transporteurs et moto-taxis mécontents.
Dernier importateur de carburants du pays, Total limite ses achats, car la vente se fait à perte depuis des mois. Le prix réglementé du litre d'essence est de 865 francs à la pompe, mais il coûte 30 à 40% plus cher au fournisseur.
L'État, qui subventionne la différence, n'a pas réglé l'ardoise. Sa dette se compte aujourd'hui en millions d'euros. Tandis que des organisations proches des autorités, et même de certains membres du gouvernement, accusent l'entreprise « d'organiser la pénurie ».
La Centrafrique est une goutte d'eau dans le chiffre d'affaires global de TotalEnergies, « l'équivalent d'une station d'autoroute française » confie un cadre du groupe. Économiquement, un départ serait donc indolore.
Comme toutes les multinationales, l'entreprise revoit régulièrement son portefeuille, ce qui l'a par exemple conduit à céder ses actifs au Liberia, en Sierra Leone ou encore au Niger ces deux dernières années.
Reste que pour vendre, il faut trouver un acheteur : « vu le climat des affaires, les tracasseries et le coût du transport, ils ne se bousculeront pas », estime un connaisseur du secteur.
Une initiative saluée par les associations de cyclistes. Le fonds du plan vélo sera «doté de 250 millions d'euros en 2023», a indiqué Matignon mardi, pour le quatrième anniversaire de ce plan doté en principe de 500 millions jusqu'en 2025.
Un comité interministériel
Un «comité interministériel du vélo», qui intègrera tous les ministres concernés, va par ailleurs être lancé à l'automne et se réunira tous les six mois.
Le «fonds mobilités actives», qui permet le financement d'infrastructures, s'inscrira «dans une logique de contractualisation avec les collectivités, pour s'assurer que les investissements soient ciblés et efficaces. Il sera doté de 250 millions d'euros pour 2023; 200 millions seront dédiés aux infrastructures et 50 millions d'euros pour le stationnement», selon Matignon.
«L’enveloppe pluriannuelle reste à définir, car elle s’inscrira dans la réflexion globale sur les infrastructures de transports, sur la base notamment du conseil d’orientation des infrastructures qui sera rendu cet automne», selon cette source.
«savoir rouler à vélo»
Fin 2018, le gouvernement d’Édouard Philippe, dont Élisabeth Borne était alors ministre des Transports, avait annoncé un «plan vélo»national instaurant notamment un fonds de 350 millions d'euros sur sept ans (2018-2025), abondés de 150 millions d'euros supplémentaires par le plan de relance décidé après la pandémie de Covid-19.
Selon le site du ministère de l’Écologie, «les 5 premiers appels à projets lancés entre 2019 et 2022 ont connu un franc succès avec 933 projets lauréats pour un total de 365 millions d’euros de subventions.
599 territoires ont ainsi pu bénéficier d’un soutien à la réalisation de projets de pérennisation des pistes cyclables de transition, de réalisation d’itinéraires cyclables sécurisés et de résorption de discontinuités d’itinéraires».
Le plan vélo, qui court désormais jusqu'en 2027, entend également porter à l'intégralité d'une classe d'âge le dispositif «savoir rouler à vélo» à l'école primaire, dont ont bénéficié 160.000 enfants depuis trois ans.